
En juillet, la situation financière d’un régime de retraite type s'est améliorée sur base de solvabilité et comptable.
Le rendement des investissements d’un régime de retraite typique s'est établi à -1,4 pour cent en juillet, en raison de la faible performance des marchés boursiers et des obligations canadiennes.
Les actions mondiales des pays développés et émergents eu un rendement de -1.1 pour cent en dollars canadiens et les actions canadiennes ont terminé le mois avec un rendement de 1,2 pour cent.
Les taux de rendement à l’échéance des obligations à court terme du gouvernement du Canada ont augmenté d'environ 0,17 pour cent et les taux de rendement à l’échéance des obligations à long terme du gouvernement du Canada ont augmenté d'environ 0,27 pour cent au cours du mois. Les écarts de crédit des obligations de sociétés ont augmenté de 0,02 pour cent pour les obligations à court terme et ont augmenté d’environ 0,05 pour cent pour les obligations à long terme.
Les attentes du marché en matière d'inflation à long terme (taux d'inflation attendu selon les données obligataires) étaient d'environ 2,09 pour cent à la fin du mois de juillet, ce qui représente une légère augmentation de 0,03 pour cent depuis la fin du mois de juin.
« Le mois de juillet est un bon rappel que la situation financière des régimes de retraite est influencée par bien plus que les rendements des placements. Bien que les actifs des régimes n’aient pas bien performé en juillet, le niveau de provisionnement du régime de retraite typique sur une base de solvabilité s’est amélioré en raison de la hausse des taux d’intérêt à long terme, les taux de rendements l’échéance des obligations à long terme du gouvernement du Canada ayant augmenté de 0,27 pour cent au cours du mois. Les passifs des régimes de retraite à prestations déterminées (PD) sont sensibles aux variations des taux d’intérêt à long terme. Lorsque les taux d’intérêt à long terme augmentent, les passifs diminuent. À l’inverse, une baisse des taux d’intérêt à long terme entraîne une augmentation des passifs », indique Gavin Benjamin, associé au sein du secteur Solutions retraite et avantages sociaux de TELUS Santé.
« Il est intéressant de constater l’ampleur de l’évolution des taux d’intérêt à long terme au cours des dernières années. À la fin de juillet 2026, le taux de rendement à l’échéance des obligations à long terme du gouvernement du Canada s’établissait à 4,04 pour cent, soit 2,34 pour cent de plus qu’à la fin de juillet 2019. Cette hausse des taux d’intérêt à long terme est l’une des principales raisons pour lesquelles de nombreux régimes PD affichent aujourd’hui un surplus. Toutefois, les mêmes facteurs qui ont contribué à l’amélioration de la situation financière des régimes de retraite pourraient agir en sens inverse. Si les taux d’intérêt à long terme devaient diminuer de façon importante dans l’avenir, les excédents d’aujourd’hui pourraient rapidement devenir les déficits de demain. Sans une gestion adéquate des risques, une baisse future des taux d’intérêt à long terme pourrait rapidement transformer les excédents actuels en déficits. Comme la plupart des régimes PD affichent actuellement une solide situation financière, le moment est idéal pour que les promoteurs évaluent l’exposition de leur régime au risque de taux d’intérêt et prennent, au besoin, des mesures pour réduire ce risque afin de protéger leur régime contre la volatilité future des taux d’intérêt. »