En février, la situation financière d’un régime de retraite type s’est détériorée tant sur une base de solvabilité que d’un point de vue comptable.
Le rendement des investissements d’un régime de retraite typique s’est établi à 0,3 pour cent pour le mois, la performance positive des marchés obligataires ayant été tempérée par la baisse des marchés boursiers.
L’indice MSCI ACWI, qui représente les marchés boursiers mondiaux des pays développés et émergents, a affiché un rendement de -1,1 pour cent en dollars canadiens. L’indice de référence canadien, le S&P/TSX Composé, a terminé le mois avec un rendement de -0,4 pour cent.
En février, les rendements des obligations à court terme du gouvernement du Canada ont diminué d’environ 0,09 pour cent, tandis que ceux des obligations à long terme ont reculé d’environ 0,12 pour cent. Par ailleurs, les écarts de crédit des obligations d’entreprises se sont élargis sur toutes les maturités au cours du mois.
Les attentes du marché en matière d'inflation à long terme (taux d'inflation attendu selon les données obligataires) étaient d'environ 1,85 pour cent à la fin de février, enregistrant une diminution de 0,04 pour cent depuis la fin de janvier.
« Alors que les indicateurs économiques continuent de montrer de l’incertitude, le régime de retraite typique au Canada a su préserver sa solidité au cours des deux premiers mois de 2025. Cette stabilité offre aux promoteurs de régimes une base solide sur laquelle s’appuyer. Cette position avantageuse leur permet d’adopter une approche proactive de la gestion des risques, plutôt que de réagir aux aléas du marché », explique Andrea Knoll, associée et directrice régionale Ouest de la pratique de Services-conseils chez TELUS Santé.
« Dans un contexte marqué par des marchés incertains et des défis économiques persistants, il est essentiel de conserver une vision à long terme. Même si les fluctuations à court terme attirent l’attention, la véritable santé d’un régime de retraite se mesure à sa capacité à remplir ses engagements sur le long terme. La solidité actuelle des régimes, combinée à l’évolution des dynamiques de marché, représente une occasion idéale pour les promoteurs de renforcer leurs cadres de gestion des risques. Cela implique une évaluation rigoureuse de la tolérance au risque, une diversification stratégique et l’adoption de pratiques de gouvernance robustes.
En 2025, les promoteurs de régimes devraient utiliser leur position financière favorable pour optimiser leur gestion des risques. Cette approche proactive contribuera à garantir la résilience des régimes de retraite tout en leur permettant de relever efficacement les défis actuels et futurs du secteur. »
Cliquez ici pour lire le rapport de février.