En septembre, la situation financière d’un régime de retraite type s’est améliorée sur base de solvabilité et comptable.Le rendement des investissements d’un régime de retraite typique s’établi à -0,6 pour cent en septembre, sous l’effet des rendements négatifs des marchés canadiens des actions et des titres à revenu fixe.
L’indice des marchés boursiers mondiaux développés et émergents a enregistré un rendement de 1,3 pour cent en dollars canadiens, tandis que les actions canadiennes ont terminé le mois avec un rendement de -2,6 pour cent.
Les taux de rendements à l’échéance des obligations à court terme du gouvernement du Canada ont augmenté d’environ 0,36 pour cent, tandis que ceux des obligations à long terme du gouvernement du Canada ont progressé d’environ 0,16 pour cent au cours du mois. Les écarts de crédit des obligations de sociétés ont diminué de 0,03 pour cent pour les obligations à court terme et de 0,04 pour cent pour les obligations à long terme.
Les attentes du marché à l’égard de l’inflation à long terme (le taux d’inflation d’équilibre) s’établissaient à environ 2,32 pour cent à la fin de septembre, ce qui représente une hausse de 0,12 pour cent depuis la fin d’août.
« Le mois dernier, nous avons souligné que les bonnes situations financières des régimes ne devaient pas mener à un relâchement de la vigilance, particulièrement dans un contexte de tensions commerciales persistantes entre les États-Unis et le Canada. En septembre, la tendance observée pendant une grande partie de l’année s’est poursuivie. La situation financière d’un régime de retraite type s’est encore améliorée, tant sur une base de solvabilité que sur une base comptable. Les taux de rendement à l’échéance des obligations à long terme du gouvernement du Canada ont atteint environ 4,30 pour cent à la fin du mois, comparativement à 4,14 pour cent à la fin d’août. Cette hausse a réduit les passifs sur bases de solvabilité et comptable, compensant largement les rendements légèrement négatifs des actifs au cours du mois. Pendant les trois premiers trimestres de 2026, les régimes de retraite ont été relativement isolés des événements géopolitiques mondiaux », affirme Michael Reid, associé au sein du secteur Solutions retraite et avantages sociaux de TELUS Santé.
« Pour les promoteurs qui souhaitent profiter de l’amélioration de la situation financière, acheter des rentes assurées constitue l’un des moyens les plus directs pour réduire le risque lié au régime de retraite. Des taux d’intérêt plus élevés réduisent les primes de rentes, mais un prix plus bas ne signifie pas automatiquement une meilleure valeur. Ce qui compte vraiment, c’est la comparaison entre le prix des rentes et le passif du régime. À cet égard, les conditions sont également favorables. Dans notre rapport du deuxième trimestre « Lumière sur les risques liés aux régimes de retraite », nous avons observé un marché canadien des rentes assurées concurrentiel, les assureurs continuant d’offrir des prix très compétitifs et les réassureurs donnant aux régimes davantage de moyens de réduire les risques. Les achats de rentes ont atteint 1,7 milliard de dollars au premier semestre de 2026, soit plus du double des 0,8 milliard de dollars enregistrés pendant la même période en 2025. Nous prévoyons que le total annuel avoisinera 6 milliards de dollars, l’activité augmentant habituellement vers la fin de l’année. Les promoteurs pourraient donc profiter d’une excellente occasion de réduire leur exposition à l’incertitude persistante à domicile et à l’étranger. Toutefois, une transaction exige de la préparation : des données propres sur les participants ainsi qu’une coordination entre les équipes des finances, des placements, des affaires juridiques et de la gouvernance. Les promoteurs qui envisagent un achat au cours des prochains mois devraient commencer à se préparer dès maintenant. »