En mars, pour un deuxième mois consécutif, la situation financière d’un régime de retraite type s’est détériorée sur base de solvabilité mais s’est améliorée sur base comptable.
Le rendement des investissements d’un régime de retraite typique s’est établi à -3,8 pour cent en mars, influencé par des résultats plus faibles pour les marchés boursiers et obligataires.
Les actions mondiales des pays développés et émergents ont fourni un rendement de -5,0 pour cent en dollars canadiens et les actions canadiennes ont terminé le mois avec un rendement de -3,4 pour cent.
Les taux de rendement à l’échéance des obligations à court terme du gouvernement du Canada ont augmenté d’environ 0,43 pour cent et les taux de rendement à l’échéance des obligations à long terme du gouvernement du Canada ont augmenté d’environ 0,25 pour cent au cours du mois. Les écarts de crédit des obligations de sociétés ont augmenté de 0,05 pour cent pour les obligations à court terme et de 0,07 pour cent pour les obligations à long terme.
Les attentes du marché en matière d’inflation à long terme (taux d’inflation attendu selon les données obligataires) étaient d’environ 2,05 pour cent à la fin du mois de mars, ce qui représente une légère hausse de 0,02 pour cent depuis la fin du mois de février.
« En mars, les actifs des régimes de retraite ont effacé leurs gains cumulés depuis le début de l’année, suite à une correction généralisée des marchés boursiers mondiaux», affirme Ryan Yeo, directeur au sein de la pratique de Services-conseils de TELUS Santé. « Toutefois, les situations financières sont demeurées relativement stables, la hausse des taux d’intérêt ayant réduit les passifs, compensant les pertes d’actifs. Les tensions géopolitiques restent au premier plan, alors que les marchés mondiaux tentent d’anticiper la suite. »
Plutôt que de tenter de prédire l’avenir, les régimes gagneraient à maintenir le cap. « La récente correction ne devrait pas avoir affecté la situation financière des régimes de façon matérielle. Ceux qui envisagent des options de réductions des risques, que ce soit par une modification de la répartition de l’actif ou par l’achat de rentes, sont toujours en mesure de le faire. Toutefois, la surveillance en continu demeure importante, car la période de forte volatilité n’est probablement pas terminée. », note Yeo.
Avoir un plan d’action en place pour différentes situations peut aider à faire des décisions rationnelles et limiter les délais. Comme le souligne Yeo : « Bien que certains puissent favoriser des politiques non prescriptives, un cadre de gouvernance exhaustif peu offrir de nombreux avantages. Les promoteurs, f iduciaires et administrateurs devraient travailler avec leurs conseillers afin d’y d’intégrer le niveau de détail approprié. Un exemple pourrait être d’établir un ordre de priorité pour l’utilisation du surplus, en identifiant des seuils auxquels certaines actions peuvent être prises. »